Nombreuses sont encore les pathologies du pied que nous sommes amenés à voir et à traiter :
L’arthrose de la première articulation métatarso-phalangienne est la plus fréquente des arthroses de l’avant pied. Elle peut survenir sur une articulation axée ou déformée comme dans l’hallux valgus.
Le traitement au début est médical, anti-inflammatoires et antalgiques, voire infiltrations locales qui peuvent apporter un soulagement durable.
Au stade ultime de la dégradation, il faut en venir au traitement chirurgical, soit blocage définitif en bonne position de l’articulation appelée arthrodèse, soit prothèse dont les résultats sont souvent bons sur la douleur, mais assez moyens sur la mobilité.
Les déformations de l’avant pied dans le cadre des maladies rhumatismales et notamment dans la polyarthrite rhumatoïde, nécessitent souvent des traitements chirurgicaux lourds portant sur les 5 rayons. Il ne s’agit plus dans ce cas de restaurer l’architecture de l’avant pied, mais de permettre la fonction la meilleure possible. Arthrodèses, arthroplastie par prothèses, résection des têtes métatarsiennes sont souvent associées dans le traitement global de ces grandes déformations.
Les maladies des sésamoïdes sont relativement rares. Elles sont souvent accessibles à un traitement podologique et parfois peuvent imposer l’ablation d’un sésamoïde.
Les fractures de fatigues sont les plus fréquentes au niveau du deuxième métatarsien. Elles surviennent spontanément sans cause traumatique évidente, parfois après un surmenage physique net, consolident spontanément dans des délais normaux. Leur diagnostic est souvent tardif voire au stade de consolidation devant l’apparition d’un cal osseux palpable sous la peau. Elles ne sont jamais chirurgicales.
Les ostéochondrites sontdes affections articulaires réalisant une destruction de l’os sous le cartilage. Le cartilage au début intact n’est plus soutenu en profondeur par l’os et finit par s’effondrer. Les plus fréquentes sont : les ostéochondrites du coin supéro-interne de l’astragale dont le traitement chirurgical peut s’imposer ; les ostéochondrites de la tête du 2 ème métatarsien ou maladie de Frieberg dont le diagnostic est souvent fait au stade de séquelles. Chacune de ces ostéochondrites peut nécessiter un traitement approprié, podologique, médical ou chirurgical pour lequel il est impossible ici de rentrer dans le détail.
La pathologie des ongles avec au premier plan l’ongle incarné est une cause fréquente de consultation.
Enfin, il ne faut pas oublier que certaines maladies d’origine vasculaire peuvent donner leurs premiers signes au niveau du pied, artérite, diabète, pathologie veineuse.
Ces informations sont données à titre indicatif et ne dispensent en rien de la consultation du médecin.